FR
Gaëlle Matata est une artiste photographe née en 1985, basée à Marseille et originaire d’une banlieue parisienne éloignée de la culture. Elle collabore régulièrement avec des médias, lieux culturels & festifs, mais aussi avec des associations et des personnalités publiques.
Sensible aux mobilisations, elle s’intéresse particulièrement à la convergence des luttes. Ainsi, elle suit le ralliement des queers et des gilets jaunes, ou encore les liens entre écologie et mouvements LGBTQIA+.
Elle fait partie des lauréates de la Grande Commande Photographique et travaille sur l’impact du confinement sur les personnes minorisées et les militantes féministes. En résulte un travail autour des discriminations et du besoin de communautés dont une image est affichée sur le parvis de la Bibliothèque Nationale de France dans le cadre de l’exposition La France sous leurs yeux. Ce portrait de la drag queen Clemence Trüe sera vandalisé à plusieurs reprises. CQFD. De cette expérience traumatique, elle tire le fil rouge de sa première exposition solo Déchiré.e.s. La même année, son travail Pay me autour de la figure de la cagole, est exposé au musée de la Vieille Charité à Marseille tandis que sa série Amimours est programmée au OFF des rencontres de la photographie d’Arles.
Les travaux de Gaëlle Matata sont indissociables d’un engagement profond envers les luttes pour l’égalité des groupes minorisés et la justice sociale. Adepte de l’auto-édition, elle publie régulièrement des zines collaboratifs ou personnels qui lui permette de développer un travail d’auteur. Depuis quelques années, en s’intéressant aux rétablissements et à l’articulation de la créativité avec le soin. Elle facilite ainsi des ateliers créatifs autour de la photographie, du collage et de la poésie.
Bouleversée par l’incendie du quartier de l’Estaque à Marseille, elle développe depuis 2024, un travail mêlant documentation et collages autour des incendies.
EN
Gaëlle Matata is an artist and photographer born in 1985, based in Marseille (France) and originally from a Parisian working-class suburb. They regularly collaborates with media, cultural and nightlife venues, as well as non-profit organizations and public figures.
Sensitive to social movements, she is particularly interested in intersectionality. For instance, she has documented the convergence of queer activists and the Yellow Vests, as well as the links between ecology and LGBTQIA+ movements.
They are one of the laureates of the Grande Commande Photographique (National Photographic Commission). They worked on the impact of the COVID-19 lockdown on marginalized people and feminist activists—the subject of her project page « Discriminé.e.s: le besoin de faire communauté » (Discriminated : the need of community). On the occasion of the exhibition that follow this project, their portrait of the drag queen Clemence Trüe, displayed outside of the Bibliothèque Nationale de France (National Library), was vandalized multiple times. From this traumatic experience, they derived the title of their first solo exhibition, Déchiré.e.s (Torn), which took place in 2025. That same year, their work was also exhibited at the Vieille Charité Museum in Marseille for the exhibition Tatouages. Histoires de la Méditerranée, while their series Amimours was shown as part of the OFF festival at the Rencontres d’Arles. They took the opportunity to reflect on their career during a presentation of the Mentor Prize, organized by the Freelens association.
Gaëlle Matata’s work is inseparable from a deep commitment to the fight for equality for marginalized groups. For the past few years, they have been facilitating creative workshops focusing on image-making (photography, collage) and the creation of collaborative zines for non-profits and healthcare facilities.
Contact : On instagram, linkedin or email : gmatata (arobase) proton.me
