Je développe depuis novembre 2024 un projet autour des ruptures amicales et amoureuses. Il utilise
plusieurs médium: la photographie, l’écriture et le collage.
A travers la série d’images Amimours, présentée à l’occasion du OFF des rencontres de la photographie d’Arles 2025, je veux rendre visible la joie et la mélancolie en marge du couple, en marge de la fusion
amicale, en marge.
Beautés, limites et attentes, sûrement démesurées, se mélangent sur un fond fragile et mouvant, au gré des vents. Les Amimours que je présentent ne sont pas toustes les miennes, je les souhaite pérennes à défaut de croire à l’éternel.
Cette série d’images en noir et blanc ponctuée de couleurs vives s’accompagne de zines collaboratifs
Rupture(s). Deux numéros ont été imprimé à ce jour, un troisième est en construction suivant le
principe de la cooptation et de la rencontre affinitaire. Je demande à des personnes que je rencontre,
qui m’inspirent, qui inspirent, si elles ont envie de participer à cet objet que je m’occupe d’éditer, de mettre en page, d’imprimer et de diffuser.
Tout a commencé avec la lecture du livre d’Hélène Giannecchini sur le désir d’amitiés. Il a agi comme
un révélateur que plein de ruptures ont fini par animer. J’ai aussi lu Paulo Higgins et Érika Nomeni
et adopté le mot amimour, qu’iels ont inventé pour définir leur relation particulière. Des liens chéris
se sont fixés sur mon écran. Des relations qui, en dehors des amours attendus, tissent des communautés solides qu’on ai me à simplifier ou homogénéiser : nos amitiés, les LGBTQIA+, nos amours.
















