Exposition Chaleur urbaine à Marseille

CHALEUR URBAINE

Très heureuse qu’une de mes image des suites de l’incendie de l’Estaque soit exposée de nouveau sur les grilles du musée de la ville de Marseille. Elle s’accompagne d’un poème 🤓

L’exposition collective qui rassemble 13 artistes sera affichée dans les 5 villes euro-méditerranéennes : artistes Lisbonne, Marseille, Imola, Dubrovnik et Budva. Loin d’une approche purement technique ou distante, il s’agit de poétiser les formes de résistance : documenter les corps qui s’adaptent, les gestes qui apaisent, les refuges improvisés, et la créativité du quotidien sous le soleil brûlant – une manière de lire la ville à hauteur d’expérience. S’éloignant des habituelles cartes postales romantisant nos territoires méditerranéens balnéaires et leurs habitants, l’exposition donne à voir ici une multiplicité de regards qui s’accrochent à des scènes du quotidien, des détails qui interpellent et des souvenirs à garder. Dans un monde où catastrophes écologiques et mouvements pour y répondre se multiplient et s’intensifient, il y a un appel à agir et à se soutenir : résistances et dialogues. Dialogues entre espèces, dialogues entre espaces.

La maison triste 

La maison triste a un œil au beurre noir.

L’Estaque des lieux est formel,

L’incendie ne l’a pas épargné

Coule le rimmel

D’un noir cendré, la voici maquillée.



La maison triste a un coquard.

La faute aux flammes couleur renard.



L’incendie partout

Laisse des trous,

Des maisons tristes,

Des œils au beurre noir.

Sale feu voleur

Briseur de cœurs.



Combien de temps,

volets troués

Laisseront-ils passer

Lueurs d’espoir ?



Regardez là

Triste coquard

Au milieu des autres épargnées,

Encore cendrée

Elle crie :



L’homme qui fait défait

L’homme qui fait défaut.

L’homme qui fait des feux.

Vue de l’exposition Chaleur urbaine – Participation de la photographe Gaëlle Matata

Amimours

Je développe depuis novembre 2024 un projet autour des ruptures amicales et amoureuses. Il utilise plusieurs médium: la photographie, l’écriture et le collage. A travers la série d’images Amimours, présentée à l’occasion du OFF des rencontres de la photographie d’Arles 2025, je veux rendre visible la joie et la mélancolie en marge du couple, en marge de la fusion amicale, en marge.

Cette série d’images en noir et blanc ponctuée de couleurs vives s’accompagne de zines collaboratifs Rupture(s). Deux numéros ont été imprimé à ce jour, un troisième est en construction suivant le principe de la cooptation et de la rencontre affinitaire. Je demande à des personnes que je rencontre, qui m’inspirent, qui inspirent, si elles ont envie de participer à cet objet que je m’occupe d’éditer, de mettre en page, d’imprimer et de diffuser.

Tout a commencé avec la lecture du livre d’Hélène Giannecchini sur le désir d’amitiés. Il a agi comme un révélateur que plein de ruptures ont fini par animer. J’ai aussi lu Paulo Higgins et Érika Nomeni et adopté le mot amimour, qu’iels ont inventé pour définir leur relation particulière. Des liens chéris se sont fixés sur mon écran. Des relations qui, en dehors des amours attendus, tissent des communautés solides qu’on ai me à simplifier ou homogénéiser : nos amitiés, les LGBTQIA+, nos amours.

Sorcières au musée !

Très heureuse de la publication d’une de mes image au sein du catalogue Sorcières aux éditions Faton.

Il accompagne l’exposition Sorcières (1860-1920) : fantasmes, savoirs, liberté actuellement en cours au Musée de Pont-Aven

Cette photo fait partie de celle que j’ai le plus vendue. Son origine se situe en janvier 2019 à Paris. Je suis alors en reportage avec Camille Desombres pour VICE France, nous couvrons une action du Witch Bloc Paname, un groupe de sorcières qui se mobilisent en faveur du droit à l’IVG. Sur la place, devant le Conseil d’État, les sorcières prennent la pose avant d’aller à la rencontre d’une marche contre le droit à l’IVG qui me glacera le sang comme rarement l’a fait une manifestation pleine de colères et de bonnes intentions.

Article et images de l’article initial à découvrir ici.

Catalogue et expo en Bretagne ❤

Exposition : un chez soi ne suffit pas

J’ai présenté le fruit de ma résidence Rouvrir le Monde au sein du dispositif marseillais Un chez soi d’abord qui permet aux personnes sans abri les plus fragiles, celles qui souffrent de troubles psychiques et cumulent les plus grandes difficultés, d’accéder directement à un logement ordinaire et d’être ainsi accompagnées vers la réinsertion.

Quelques images pour donner à voir deux semaines riches et instructives. Outre l’organisation de quatre ateliers de pratiques photographiques et de collages dans plusieurs lieux à Marseille, j’ai suivi les salarié.e.s dans leurs quotidien fait de galères et de rires comme autant de bouts de ficelles nécessaires au système.

Le titre du projet Un chez soi ne suffit pas, est extrait d’un texte qu’a écrit Salima, une personne accompagnée, et qui m’a particulièrement touché.

Cette sortie de résidence a été organisé conjointement avec Aroun et Bruno qui ont réalisé un travail autour de l’écriture et de la cartographie sensible.

Cette série ne demande qu’à être montrée lors d’autres expositions ou événements.

N’hésitez pas à me contacter si vous voulez acheter un tirage, par mail ou sur Instragram.

Tous mes vœux pour l’année à venir !

L’année s’annonce pleine de projets et j’espère que vous aurez un aussi beau programme que moi !

Lauréate d’un appel à projet lancé par l’ADAGP je vais avoir la chance de travailler avec l’association Memoires des Sexualites à partir de mars. Plusieurs expositions sont également dans les tuyaux, dont la prestigieuse France vue par 200 photographes à la Bibliothèque François Mitterand, vernissage le 19 mars 2024.

Radioscopie de la France à la BNF : mon projet « Discriminé.e.s : le besoin de faire communauté »

Bonjour, 

J’ai le plaisir et la fierté de vous faire parvenir le portfolio du projet que j’ai réalisé dans le cadre de la grande commande photographique pilotée par la BNF et le Ministère de la Culture. Photographe depuis dix ans et résidant à Marseille, j’ai travaillé sur les  vécus minorisés des militant.e.s queer féministes dans le contexte de la pandémie. Discriminé.e.s : le besoin de faire communauté

Ce travail est disponible pour être exposé, n’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin de plus d’informations ou une envie pressante de me rencontrer. Les 10 images sélectionnées pour rentrer dans les archives nationales ne sont qu’un extrait des images que j’ai réalisé pendant ces mois de travail.

Jacob à Paris. Le jeune homme s'est fait connaître via les réseaux sociaux sur lesquels il partage son vécu de mec trans et noir. Le confinement lui a permis de réaliser qu'il était trans et d'entamer un parcours de transition que sa famille n'a pas très bien pris, mineur à l'époque, il a en effet fait face à de nombreuses difficultés.. Devenu influenceur et mannequin, il partage régulièrement des contenus pédagogiques lié à son vécu. et des coups de gueule militants, mais pas que.

J’en profite pour glisser que : la visibilité c’est déjà ça, mais ce n’est pas assez !

Gaëlle Matata

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